Depuis le projet RAVIMEC sur la mécanique de rue et sur le reste pour vivre des habitants des quartiers QPV de Stains (93), l’ARESS confirme projet après projet, être l’un des rares groupe de recherches en sciences sociales, qui ait accumulé une très grande connaissance des pratiques de mécaniques automobiles dans les quartiers populaires. Quatre recherches-action sur les pratiques de mécanique de rue sont maintenant achevés et une cinquième est en cours.

Ces projets de recherche-action terminées sont les suivants : RAVIMEC (93), AMERICAS (95), RAMASS (92), XRAMSES (51).

Vous en saurez plus sur les résultats des deux premiers projets de recherche en lisant notre article publié dans la revue Métropolitiques.

Depuis janvier 2019, l’ARESS mène un nouveau projet dans le même cadre urbain, celui des grands ensembles d’habitat social : PHENDOM (93). Ce projet cherche à élucider les ressorts des pratiques de gestion des ordures ménagères par les habitants des quartiers de la politique de ville en focalisant notre attention sur ce qui pousse des individus à balancer toutes sortes de déchets par la fenêtre, par le balcon, soit directement dans l’espace commun (public ou résidentialisé) et le plus souvent aussi, sur le bacon ou même chez les voisins d’en dessous. Si ces pratiques ne sont pas une fatalité, alors nous chercherons à comprendre comment il pourrait en être autrement, quels sont leur modèle de survie et de diffusion. Autrement dit, nous sommes toujours dans l’univers des quartiers politique de la ville, mais de la mécanique de quartier qui créée des déchets sur l’espace public, tout en repêchant des véhicules qui en seraient devenus (épaves et véhicules en “épavisation”), on arrive ici sur les actes directement imputables aux habitants. Des comportements qui génèrent un mal-être aussi forts que d’autres nuisances (les deals et les occupations des halls d’immeubles). Nous hésitons beaucoup sur la catégorie à donner à ce type d’actes qui ne peuvent pas être lus seulement en terme d’incivilité. Comment les qualifier alors ? Ce qui est sûr, c’est que nous sommes en face d’un phénomène multifactoriel et qu’il sera difficile d’ordonner le facteur le plus prépondérant.

Notre dernier projet de recherche-action est MECAFLORES qui est en cours dans un des quartiers populaires de Saint-Denis (93). L’enquête porte sur les pratiques de mécanique automobile dans ce grand ensemble de Plaine Commune. Au-delà de l’idée de mieux connaitre cette pratique populaire sur le plan sociologique, l’étude cherchera à établir des liens avec nos travaux précédents dans le secteur. L’objectif du projet MECAFLORES serait, si nos partenaires le soutiennent, de faire émerger un projet social alternatif, construit avec toutes les forces vives du territoire et à partir des besoins réels des habitants et des praticiens.